Biographie et parcours professionnel de Samart Payakaroon dans le muay thaï et la boxe

Samart Payakaroon : le plus grand combattant de muay thaï de tous les temps ?

Parmi les plus grands combattants thaïlandais, le débat sur le véritable « GOAT » (le plus grand de tous les temps) revient toujours aux « muay femurs » : ces techniciens qui semblaient flotter sur le ring d’un côté à l’autre, tendant des pièges à leurs adversaires. Mais au sein de ce groupe d’élite, il existe une hiérarchie tacite : certains noms restent plus longtemps gravés dans les mémoires, non seulement pour leur maîtrise de l’art, mais aussi pour quelque chose de moins tangible. Une aura, une présence, un visage qui avait autant sa place sur les affiches que sur les cartes de combat.

Moments forts de Samart Payakaroon en muay thaï

Qui est Samart Payakaroon ?

Nom :Samart Payakaroon ou Samart Tiptarmai
Nom thaï :Saanak Pyakha Arun
Date de naissance :5 décembre 1962
Lieu de naissance :Chacherngsao, Thaïlande
Surnom :« Tigre au visage d’enfant » ou « Tigre au visage de jade »
Salle de sport :Songchai Rattanasuban
Hauteur :172 cm (5 pieds 8 pouces)
Poids :126 lb (57 kg ; 9 st 0 lb)
Catégories de poids :Poids mouches, super-coqs, poids plumes
Données :Muay Thai 130-18-2 – Boxe 21-2-0
Années d’activité :1972-1993
Championnats :Quatre titres de champion du monde de muay thaï, un titre de champion du monde de boxe

Roots (1962-1978)

Samart Payakaroon est né en 1962 à Chachoengsao, en Thaïlande, au sein d’une famille de pêcheurs issus de la classe ouvrière. Son frère aîné, Manus Thipthamai, était passionné de muay thaï et a initié Samart à ce sport dès son plus jeune âge. Au départ, Samart ne s’intéressait guère aux combats, préférant jouer avec les filles plutôt que de se livrer à des jeux brutaux avec les garçons. Craignant qu’il ne soit trop mou, son frère et les enfants du quartier l’ont forcé à se battre, en lui proposant de petites récompenses en argent. Il a disputé son premier combat officiel lors d’une fête foraine organisée par un temple local, où il a gagné 40 bahts, ce qui a éveillé son intérêt pour ce sport.

Le jeune Samart Payakaroon : le futur « GOAT » du muay thaï
Le jeune Samart Payakaroon | Le plus grand boxeur thaï de son époque

À l’âge de 10 ans, il s’entraînait déjà sérieusement et combattait sous le nom de « Samart Lookkongket ». Après avoir perdu sa mère et dans l’espoir de trouver de meilleures opportunités, il a quitté la maison à l’âge de 12 ans pour s’installer à Pattaya, où il a rejoint le Sityodtong Gym sous la houlette du légendaire Yodtong Senanan. C’est là qu’il a développé un style technique, insaisissable et d’une grande intelligence.

En 1978, à l’âge de 16 ans, il a commencé à combattre à la « Mecque » du muay thaï : le stade Lumpinee.

Young Samart Payakaroon
| Pantip

Statut « GOAT » (1979-1984)

En 1979, il a connu une série de trois défaites consécutives au stade Lumpinee, s’inclinant deux fois d’affilée aux points face à Jampatong Na Nontachai avant d’être mis K.O. au troisième round par Paruhatlek Sitchunthong. Jampatong était un ancien champion du Rajadamnern, connu pour ses KO par coup de pied au cou, tandis que Paruhatlek allait devenir par la suite triple champion du Lumpinee dans trois catégories de poids.

Au cours de l’année suivante, Samart s’est attaché à développer son style caractéristique, axé sur les coups de pied au fémur, qu’il a associé à une garde basse de boxe, ce qui lui permettait de frapper sous des angles inhabituels et de venir à bout de n’importe quel style de muay thaï. Sa rivalité avec Paruhatlek s’est poursuivie en 1980, Samart remportant deux victoires, tandis que leur quatrième combat s’est soldé par un match nul.

L’année 1980 a marqué le véritable essor de Samart : il a disputé 12 combats, remportant 9 d’entre eux, et s’est notamment adjugé les titres de champion du Lumpinee dans la catégorie « Pinweight » (102 livres) et dans la catégorie « Light Flyweight » (108 livres). Bien qu’il ait perdu son titre des poids pinweight face à Chamuekpet Hapalang en août, il a pris sa revanche en décembre.

Samart Payakaroon et Kongtoranee Payakaroon avec Sityodtong
Samart Payakaroon et Kongtoranee Payakaroon en compagnie de Yodtong Senanan (au centre)
Samart Payakaroon - Le prodige du muay thaï
| Muay Thai Citizen

Il a continué sur sa lancée en 1981, remportant ses sept combats et décrochant deux nouveaux titres du Lumpinee : celui des super-mouches (115 livres) en mars et celui des poids plumes (126 livres) en octobre.

À cette époque, il était largement considéré comme le meilleur combattant de muay thaï toutes catégories confondues en Thaïlande, et sa domination lui valut le titre de « Combattant de l’année » décerné en 1981 par l’Association thaïlandaise des journalistes sportifs. Ses combats lui ont valu le titre de « Combat de l’année » en 1981 contre Mafuang Weerapol, puis à nouveau en 1982 contre Dieselnoi Chor Thanasukarn.

En 1983, il a de nouveau remporté le titre de « Combattant de l’année », consolidant ainsi, à l’âge de 22 ans, sa réputation comme l’un des plus grands combattants de muay thaï de tous les temps.

Samart Payakaroon, debout, avec trois ceintures du Lumpinee et divers autres trophées
| Evolve
Samart Payakaroon, légende du muay thaï, sur la plage avec ses trois ceintures du Lumpinee
| Muay Thai Chai
Kongtoranee Payakaroon et Samart Payakaroon. Légende : « Le meilleur du muay thaï »
Kongtoranee Payakaroon et Samart Payakaroon | Entraînement de Nak Muay

En 1984, Samart avait déjà remporté tous les titres de sa catégorie. Ne trouvant plus de véritables adversaires à sa mesure dans le muay thaï, il a pris la décision audacieuse de se tourner vers la boxe professionnelle.

La transition vers la boxe (1985-1987)

Grâce à son instinct inné pour le combat, à son jeu de jambes agile et à ses contre-attaques, Samart s’est imposé comme un boxeur né dans la boxe occidentale. Combattant en garde inversée, il a enchaîné 11 victoires pour aucune défaite en l’espace de deux ans, ce qui lui a valu de disputer le titre WBC des super-coqs (122 livres).

Samart Payakaroon - Boxe
| Muay Pro

En janvier 1986, il a affronté Lupe Pintor à Bangkok. Samart a dominé sans partage ce Mexicain tenace pendant quatre rounds avant de l’achever d’un direct du gauche au cinquième.

Samart Payakaroon contre Lupe Pintor – 18 janvier 1986 | Stade Huamark (Bangkok, Thaïlande)

Il enchaîna ensuite avec deux autres victoires cette année-là, contre Rafael Gandarilla et lors d’un combat de défense de titre face à Juan Meza, ce qui lui valut le prix « Progress of the Year » décerné par le magazine The Ring pour l’année 1986.

Cependant, ce succès avait un prix. La célébrité, la richesse et une carrière grandissante dans le monde du spectacle ont commencé à l’éloigner de l’entraînement. Sa discipline s’est relâchée et sa préparation en a pâti. Lorsqu’il s’est rendu à Sydney en octobre 1987 pour défendre son titre contre Jeff Fenech, il était complètement épuisé par la perte de poids. Fenech l’a dominé, provoquant l’arrêt du combat au quatrième round.

Retour au Muay Thai (1988-1993)

En janvier 1988, Samart a fait un retour fracassant au stade Lumpinee, prouvant que ses quatre années d’absence n’avaient en rien altéré ses capacités. Son premier combat après son retour l’opposait au champion en titre des super-coqs du Lumpinee, Panomtuanlek Hapalang. Malgré la pression exercée par Panomtuanlek, Samart l’a complètement démantelé, l’affaiblissant à coups de jabs et de teeps avant de le mettre K.O. à coups de poing dès le premier round.

Samart Payakaroon contre Panomtuanlek Hapalang (THA) – 26 janvier 1988 | Stade Lumpinee (Bangkok, Thaïlande)

Il a enchaîné cette victoire en battant à deux reprises d’affilée, en mai et en juin, « The Iron Fist » Samransak Muangsurin, le champion en titre des poids plume du Lumpinee.

Son retour en force s’est poursuivi lorsqu’il a battu, lors de deux combats consécutifs en octobre et décembre, Namphon Nongkeepahuyuth, un combattant impitoyable spécialisé dans les coups de genou et ancien double champion du Lumpinee.

Samart Payakaroon contre Namphon Nongkeepahuyuth - 28 octobre 1988 (stade Lumpinee)
Samart Payakaroon et Namphon Nongkeepahuyuth, photographiés après leur premier combat en octobre 1988, qui s’était soldé par un K.-O. technique (TKO) suite à l’intervention du médecin au 3e round.
Samart Payakaroon contre Namphon Nongkeepahuyuth (THA) 1 – 28 octobre 1988 | Stade Lumpinee (Bangkok, Thaïlande)

Il a couronné le plus grand retour de l’histoire du muay thaï en remportant le prix du « Combattant de l’année » décerné par l’Association des journalistes sportifs en 1988, après avoir affiché un bilan de 5 victoires pour aucune défaite, dont deux KO au premier round et un TKO.

Au début de l’année 1989, Samart a ajouté un nouveau nom prestigieux à son palmarès en mettant KO, dès le premier round, le champion en titre des poids plume du Lumpinee, Jaroenthong Kiatbanchong, d’un crochet du droit après l’avoir acculé contre les cordes.

Samart Payakaroon contre Jaroenthong Kiatbanchong – 6 janvier 1989 | Stade Lumpinee (Bangkok, Thaïlande)

À ce stade, son retour lui avait permis de dominer certains des meilleurs combattants de l’époque, prouvant ainsi qu’il avait toujours une longueur d’avance sur ses adversaires, même après plusieurs années d’absence du muay thaï.

Pendant cette période, Samart a poursuivi sa carrière dans le monde du spectacle, devenant une grande star en Thaïlande.

Photo de Samart Payakaroon en tant que mannequin
| Phantip

Il s’est lancé avec succès dans une carrière musicale, en sortant de nombreux titres de luk thung et de luk krung, son premier album remportant un immense succès. Au-delà de la musique, il a joué dans des films et des séries télévisées, se forgeant une réputation d’acteur charismatique.

Samart Payakaroon et Phatsorn Boonyakiat dans *Nak Leng* (1989)
Samart Payakaroon et Phatsorn Boonyakiat dans *Nak Leng* (1989), un film d’action thaïlandais produit par Coliseum Group. | Acteurs d’antan

Cependant, son retour au muay thaï a été de courte durée : en mai 1989, il a subi une défaite aux points face à Wangchannoi Sor Palangchai, un combat qui allait marquer sa dernière apparition face à un Thaïlandais. Samart a alors complètement mis fin à sa carrière de combattant pour se consacrer pleinement à sa carrière dans le monde du spectacle.

Dernière ligne droite

Après plusieurs années d’absence de la compétition, Samart s’est lancé en 1993 dans une série de combats internationaux. En octobre, il a affronté à Paris le boxeur allemand Murat Comert, qu’il a battu par KO technique au troisième round.

Samart Payakaroon contre Murat Comert - octobre 1993 - Paris, France
Samart Payakaroon lance un coup de pied sauté contre Murat Comert lors de la Coupe du monde 1993 en France | No Cando

Un peu plus de deux mois plus tard, il a battu le Néerlandais « Bull Terrier » Gilbert Ballantine aux points à Bangkok.

Samart Payakaroon vs Gilbert Ballantyne Kings Birthday Event Bangkok Thailand
Samart Payakaroon met Gilbert Ballantine K.O. lors du tournoi organisé à l’occasion de l’anniversaire du roi en 1993. | Pantip

Quelques jours plus tard, il est retourné en France pour affronter l’Irlandais Paul Lenehan, qu’il a battu par KO technique au troisième round.

Samart Payakaroon delivering a knee to the face of Irish Kickboxer Paul Lenehan
Samart Payakaroon met K.O. « The Lemon Drop Kid » Paul Lenehan en France en 1993 | Pantip

Il s’est également imposé face au Japonais Satoshi Niizuma et au Néerlandais Maikel Lieuwfat, signant ainsi un sans-faute sur la scène internationale.

Samart a disputé trois autres combats avant son dernier match, en mai 1994, contre Eloy Rojas pour le titre WBA des poids plumes, qu’il a perdu par K.-O. technique au 5e round.

Moments forts des combats de boxe de Samart Payakaroon

Les titres mondiaux de Samart dans les sports de combat

Au cours de l’âge d’or du muay thaï, Samart a su, grâce à sa technique précise et redoutable, remporter plusieurs titres mondiaux prestigieux dans cette discipline. De plus, cet athlète d’origine thaïlandaise a également décroché un titre de champion du monde de boxe au cours de sa carrière. Voici la liste des principaux titres mondiaux remportés par Samart dans les sports de combat :

  • 1980, stade Lumpinee, championne du monde dans la catégorie des 102 livres
  • 1980 : Champion du monde des 105 livres au stade Lumpinee
  • 1981, stade Lumpinee, champion du monde dans la catégorie des 115 livres
  • 1981, stade Lumpinee, champion du monde des 126 livres
  • Champion du monde des super-coqs du World Boxing Council (WBC)

Des victoires marquantes pour sa carrière

AdversaireRésultatAnnéePourquoi c’était important
Sod JitladaVictoire (décision)1980Il a dominé un champion très respecté de ce stade lors de plusieurs rencontres, ce qui lui a permis de s’imposer comme le meilleur technicien de Bangkok
Paruhatlek SitchunthongVictoire (décision)1980Une rivalité de haut niveau qui a mis en valeur l’intelligence de combat de Samart au cours de son ascension vers la gloire au Lumpinee
Dieselnoi Chor ThanasukarnVictoire (décision)1982Une victoire exceptionnelle face au redoutable « destructeur » Muay Khao, dans l’un des affrontements stylistiques les plus difficiles de cette époque
Samingnoom SithiboonthamVictoire (décision)1983Il a battu l’un des meilleurs combattants thaïlandais à l’époque où Samart était au sommet de sa forme
Samransak MuangsurinVictoire (décision)1983Il a battu le redoutable frappeur surnommé « The Iron Man », prouvant ainsi que la technique pouvait l’emporter sur la puissance.
Chamophet HapalangVictoire (décision)1983Sa victoire face à un autre grand nom de l’histoire du sport et futur « Combattant de l’année » a consolidé l’héritage de Samart.
Lupe PintorVictoire (KO)1986Il a stupéfié le monde de la boxe en remportant le titre WBC des super-coqs par KO au cinquième round
Juan MezaVictoire (décision)1986Il a défendu avec succès son titre de champion de boxe WBC face à un ancien champion du monde très respecté

Le summum de l’intelligence au combat ?

En Thaïlande, les passionnés de muay thaï — en particulier les parieurs et les analystes de combats — ont tendance à accorder une meilleure place aux combattants de style « fémur », tels que Pudpadnoi Warrawut, Somrak Khamsing et Oley Kiatoneway, qu’aux combattants adoptant une approche plus agressive et axée sur la puissance, comme Dieselnoi Chor Thanasukarn, Orono Por Muang Ubon ou Yodkhunpon Sittraiphum. C’est justement l’intelligence de combat des « fémurs » qui les rend si fascinants : ils attirent les foules les plus nombreuses en Thaïlande et se retrouvent au cœur des débats sur les plus grands combattants de tous les temps.

Les 5 meilleurs combattants de muay thaï de tous les temps – liste des légendes et des plus grands combattants de l'histoire (playlist de Sylvie)

Cependant, l’héritage de Samart ne se résume pas à ses titres et à ses distinctions : il réside surtout dans la facilité apparente avec laquelle il semblait les remporter. Il a semblé gravir les échelons du Lumpinee presque sans effort, et lorsqu’il est revenu au muay thaï après quatre ans d’absence, il ne s’est pas contenté de combattre : il a littéralement balayé l’élite de l’âge d’or de ce sport, surclassant totalement deux champions en titre du Lumpinee par KO au premier round. Sa capacité à s’imposer à volonté est ce qui fait de lui sans doute le combattant le plus doué que le muay thaï ait jamais connu.

Beaucoup pensent que Samart était encore meilleur que ne le laissent supposer ses résultats officiels. Il y a eu des périodes où il ne se consacrait pas pleinement au muay thaï, que ce soit en raison de son passage à la boxe, de ses activités dans le monde du spectacle ou d’une vie trop festive. De plus, bon nombre de ses combats de haut niveau restent inconnus du grand public. Alors que des centaines de combats de l’âge d’or ont refait surface en ligne ces dernières années grâce à des chaînes comme VRX et Steve Armstrong, les combats de la fin des années 1970 et du début des années 1980 restent rares, ce qui signifie qu’une grande partie des débuts de la carrière de Samart n’existe que dans les archives et la mémoire collective, plutôt que sous forme d’enregistrements vidéo.

Pour ceux qui ont vu Samart Payakaroon au sommet de son art, le débat sur le plus grand de tous les temps n’est pas tant une polémique qu’un rappel : certains boxeurs sont tout simplement différents.

Samart Payakaroon : moments forts en muay thaï, boxe et kick-boxing

Samart Payakaroon s’exprime sur la situation actuelle du muay thaï

Au cours de la dernière décennie, Samart n’a pas manqué d’exprimer ouvertement ses critiques à l’égard de la situation actuelle du muay thaï. Dans diverses interviews, cette légende du muay thaï a souligné que ce sport, qui était autrefois une source de fierté nationale, n’était plus aujourd’hui qu’un sport parmi d’autres.

Il critique le système de notation actuellement en vigueur en Thaïlande, qui, selon lui, fait perdre tout intérêt aux supporters. Cette figure emblématique de la boxe thaï remet en question les décisions des juges, soulignant des cas où un boxeur qui semblait mener après trois rounds peut soudainement perdre au quatrième, ce qui sème la confusion chez les combattants, les supporters et lui-même.

Samart déplore la disparition des anciens boxeurs et des supporters qui appréciaient autrefois l’aspect artistique du muay thaï, laissant les parieurs comme seul public principal. Le pratiquant de muay thaï estime que le système de notation actuel privilégie la force et les cotes de paris plutôt que les compétences techniques et la diversité des techniques.

Il se dit préoccupé par la baisse des gains et de la fréquentation dans les stades thaïlandais, qu’il attribue à l’emprise des promoteurs et au désintérêt croissant de certains Thaïlandais pour leur propre patrimoine culturel. Samart prédit qu’à l’avenir, le muay thaï pourrait être contrôlé depuis l’étranger, car l’engouement des étrangers pour ce sport et cette culture dépasse celui de certains Thaïlandais. Il faut garder à l’esprit qu’il tenait ces propos en 2011.

Samart Payakaroon, surnommé le « Tigre au visage de jade », combattant légendaire de muay thaï, a marqué de manière indélébile l’histoire des sports de combat. Grâce à sa maîtrise technique, à ses réflexes fulgurants et à son sens du spectacle, il s’est imposé comme le plus grand combattant de muay thaï de tous les temps.

Les exploits de Samart, notamment ses quatre titres de champion dans différentes catégories de poids au Stadium Muay Thai et son titre mondial de boxe, témoignent de son talent exceptionnel et de sa polyvalence sur le ring. Il a non seulement dominé le monde des sports de combat, mais il est également devenu un héros national et une figure vénérée en Thaïlande. Son héritage en tant qu’icône de ce sport et son engagement en faveur de sa préservation continuent d’inspirer les futures générations de combattants. L’influence de Samart Payakaroon sur le Muay Thai témoigne durablement de son talent hors pair, de son charisme et de son dévouement à cet art martial.